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Validation du  mode solitaire pour Eric Péron à bord de Komilfo 

Eric Péron était arrivé sur la Drheam Cup /Grand Prix de France de course au large avec des objectifs de travail : valider la configuration course en solitaire en Ocean Fifty pour se préparer au mieux à l’objectif principal de l’année, la Route du Rhum – Destination Guadeloupe ; Ces trois jours de navigations ont été concluants à tous points de vue.

Un départ idyllique avec une bonne brise d’Est, une traversée de la manche express, une remontée le long des côtes anglaises ponctuée par les empannages, voici Eric dans le match aux abords du Fastnet. Là encore, il faut jongler avec les conditions changeantes et instables, multiplier les manœuvres et négocier au mieux la dépression qui pointe devant les étraves pour dévaler vers l’entrée de l’estuaire de la Gironde. La deuxième nuit en mer est plus compliquée et presque aussi tortueuse que la trace des bateaux sur la cartographie. Sur cette descente, la marque Drheam cup, au large de Douarnenez, met définitivement fin au rêve du Finistérien qui, coincé dans un creux dépressionnaire, sans vent, voit le trio de tête s’envoler vers l’arrivée. Ils sont encore trois, avec Quentin Vlamynck et Thibault Vauchel Camus, à la bagarre pour la quatrième place. Cette dernière nuit, Eric se bat pour revenir sur Arkéma. A l’arrivée, et après 12 heures de course, 30 petites minutes seulement séparent les deux bateaux ! 

Komilfo se classe cinquième de la Drheam Cup – Grand Prix de France de course au large qui permet surtout à son skipper de rendre une jolie copie. 

« Le principal objectif de départ c’était de valider le mode de navigation en solitaire et le bilan est globalement positif. Sportivement d’abord, c’est toujours chouette de prendre le départ sur un patin ! Ça, c’est coché sur la liste 😉 J’ai tenu le rythme jusqu’au Fastnet ; Mes concurrents étaient un poil plus rapides que moi, je n’ai pas encore tout à fait les bons angles, je perds un peu par-ci par-là mais notre stratégie était bonne, on n’était pas loin d’accrocher le wagon de tête. Après, c’est parti un peu comme sur une étape de Figaro où on lance les dés sur le tapis : ça part devant avec un talweg qui a scindé la flotte. Malheureusement, on n’a pas pu jouer longtemps avec eux ! C’est juste pas de bol parce qu’on n’était pas loin. 

Ma place me satisfait ! C’est bien, parce que les gars à côté de moi ont du métier et sont rapides. Par rapport au bateau, je vois que je ne suis pas si loin en vitesse donc si je ne fais pas d’erreurs je peux les accrocher, ce qui est plutôt de bon augure pour la Route du Rhum. Personnellement, je suis parti un peu fatigué sur cette course après le début de saison et la deuxième nuit a vraiment été dure ; physiquement ça allait, même si on a fait beaucoup de manœuvres, mais surtout j’ai peut-être manqué de lucidité et peut-être été trop conservateur dans mes choix stratégiques.

Avant le Rhum, il va falloir qu’on travaille sur l’ergonomie du bateau, pour préserver le bonhomme. Cela dit, je suis assez fier qu’on n’ait rien cassé depuis le début de saison. La suite immédiate ça va être un peu de vacances et un bon bilan avant de ré-attaquer fin août pour mettre tout ça en œuvre, avec notamment, l’essai des nouvelles voiles.

Je suis globalement plutôt satisfait de cette entrée sur le circuit ; on rêverait toujours de gagner mais il faut être réaliste ; on est des outsiders avec, je le rappelle, le bateau le plus vieux de la flotte ; A nous de briller, avec une bonne stratégie, pour accrocher les meilleurs ! « 

Eve Bougault / Mer & Media