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Un épisode brestois riche de découvertes à bord de Komilfo

L’arrivée du Défi 24H en Finistère, ce dimanche, marque la fin du deuxième épisode du Pro Sailing Tour disputé à Brest. Après une première étape méditerranéenne marquée par des vents légers, ce sont de toutes autres conditions qui ont animé l’épisode breton. Mer formée et brise soutenue ont permis à Eric Péron, qui rappelons-le ne dispute que sa deuxième course en équipage sur le circuit, d’explorer un peu plus le comportement et le fonctionnement de son trimaran Komilfo.

Mode petit temps validé
Les premières confrontations de jeudi ont permis à l’équipage de valider réglages et configurations dans le petit temps. Malgré un bateau au design résolument hauturier et affichant à la balance presque 600 kg de plus que ses petits camarades, l’Ocean Fifty Komilfo tire largement son épingle du jeu dans la petite brise d’une dizaine de nœuds et rend une jolie copie en terminant 3è ex-aequo de cette première journée.

Vendredi, changement de décor avec un ciel chargé, une rade complètement désordonnée et surtout un vent de Sud-Ouest établi à 20 nœuds. Dans ces conditions toniques, l’approximation n’a pas sa place, la moindre petite carabistouille technique se paye cash. Komilfo en fait les frais sur les deux premières régates avant de remonter sur le podium de la dernière manche du jour. Ça fume sous les étraves et les marins ne boudent pas leur plaisir comme en témoigne Thierry Chabagny, équipier de talent aux côtés d’Eric Péron : « C’était une belle journée en rade de Brest avec 20 à 25 nœuds de vent. On progresse doucement avec un équipage assez récent sur cette épreuve, on fait de moins en moins d’erreurs. Les régates sont hyper intenses, au contact. Sur ces multicoques, tout va vite, on a de très belles sensations, tous les ingrédients sont là pour se faire plaisir !  » 
  
 
 » Défi 24H en Finistère  » : petites erreurs et bon apprentissage

Sein, Ouessant, Portsall, les Glénan, les Birvideaux… Pour les marins, ce sont autant de marques à déborder pour ce parcours off-shore de 300 milles le long des côtes finistériennes et morbihannaises. Cette fois encore les conditions sont sportives avec cette même brise de sud-ouest 20 nœuds et une mer formée ; les compteurs s’affolent affichant des vitesses jusqu’à près de 30 nœuds. La course, c’est Eric qui nous la raconte :
 » On prend un super départ avec une belle vitesse au près qui nous place dans le paquet de tête sur ce début de course. Sur la remontée entre l’Occidentale de Sein et Ouessant, on a commencé à perdre un peu de terrain dans des conditions où les bateaux de dernières génération vont un poil plus vite que nous. Après Ouessant, on a fait quelques petites boulettes de navigation : un peu trop de route et des trajectoires trop longues. C’est à ce moment-là qu’on perd le groupe de tête.
Sur la suite, dans un objectif de travail, on est resté un peu conservateur dans le choix de nos voiles mais ça n’a pas payé du tout. Nos concurrents directs ont grappillé encore un peu de terrain à la faveur d’une nouvelle petite erreur de navigation de notre part et d’un manque de réactivité sur un changement de voile. Tout cela fait partie de l’apprentissage du bateau que je ne connais pas encore parfaitement avec par exemple les calibrations électroniques qui ne sont pas encore optimales. Nous avons encore beaucoup de choses à construire, ce qui demande du temps et notre place [6è de l’offshore] en phase d’apprentissage est somme toute logique. Je suis content parce que je vois qu’on fait aussi de belles choses, il y a pas mal de points positifs ; on a une belle marge de progression, je sais qu’on arrivera à combler ce retard. »

A peine arrivé, il faut se projeter, déjà, sur les prochaines confrontations à venir : les Ocean Fifty se retrouvent dès ce jeudi 30 juin en Baie de Saint Brieuc pour le 3è épisode du Pro Sailing Tour, et enchaîneront dans la foulée la quatrième étape, à Cowes (du 3 au 5 juillet), avant l’ultime parcours en Manche (les 9 et 10 juillet) qui clôturera cette saison de navigations en équipage.

Eve Bougault / Mer & Media